Chapitre 10

 

Dix contre un

Le soleil montait doucement de l’horizon. Il était encore pâle, mais ses rayons réchauffaient le visage d’Ash avec efficacité. Elle n’avait pas dormi de la nuit, trop impatiente d’enfin entamer son voyage et de retrouver les autres. Les voir en pleine forme l’avait énormément rassurée, mais étrangement elle ressentait de la gêne, ne sachant trop comment se comporter avec eux. De ce fait, elle ne leur avait pas encore vraiment adressé la parole.

– Ils ont été mis au courant pour ton état, lui glissa Laruku qui marchait à côté d’elle. Pas la peine de leur expliquer.

Les autres étaient un peu en arrière, marchant silencieusement.

Ash acquiesça, sans rien ajouter.

Sur leur gauche, bordant le chemin de terre sur lequel ils marchaient, se trouvait une vaste forêt. Aussi touffue que la forêt émeraude, mais bien plus imposante. En effet, les arbres qui la composaient étaient plus larges et surtout anormalement immenses. Leurs branches s’entrecroisaient toutes, de sorte qu’on ne pouvait savoir laquelle appartenait à quel tronc. Au dessus de la cime des arbres se dessinaient dans le ciel les contours des deux lunes. La bleue semblait presque invisible, se confondant avec le ciel timidement éclairé par le soleil. La rouge par contre, plus petite, semblait encore scintiller. Comme un deuxième soleil sur le point de s’éteindre. Ash resta un petit moment les yeux tournés vers le ciel, à observer cette toile éphémère. Voir un espace aussi grand après des mois passés dans les sous-sols d’Ares lui donnait presque le vertige. Elle inspira vigoureusement l’air dans ses poumons, notant au passage un délicieux parfum de fleurs sauvages, puis expira à fond. Elle recommença plusieurs fois, sentant sa fatigue s’estomper petit à petit. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait bien.

Le temps passa, mais aucun d’entre eux ne brisa le silence qui les enveloppait. Autour du petit groupe la nature se réveillait doucement. Les oiseaux s’éveillèrent, chantant leurs plus belles musiques. Les fleurs bordant le chemin déployèrent leurs pétales en éventail ou en spirale et la brise matinale si rafraîchissante finit par tomber, laissant place à une chaleur sèche.

Laruku marchait toujours à coté d’Ash, maintenant une distance assez conséquente entre eux deux. Le temps qu’elle avait passé avec lui avait permis de mieux le connaître. Son coté « phobique du contact physique » était assez amusant et collait parfaitement à son style de combat : l’esquive. Une sorte de complicité était née entre eux, même si, pour Ash, c’était plutôt une forme de respect mutuel. Car les connaissances et la force de Laruku l’impressionnaient énormément. C’était uniquement grâce à lui qu’elle savait aujourd’hui se battre. Que ce soit physiquement ou avec sa magie. Et pour cause, elle avait appris que même s’il était considéré comme jeune chez les Etrahs, Laruku n’avait pas moins de quatre-vingts ans. Il en paraissait pourtant tout juste trente. De plus si on ne faisait pas attention aux deux larges veinures sombres le long de ses joues et à ses pupilles en forme d’œil de chat, il ressemblait énormément à un humain.

– Ne me fixe pas comme ça, lui lança-t-il soudain.

– Désolée, s’exclama Ash en détournant la tête.

– Ce n’est rien. À ce propos, tes yeux…

Il releva légèrement ses lunettes sur son nez. Un tic qu’il faisait très souvent lorsqu’il réfléchissait.

– Ils ont toujours été de deux couleurs différentes ? finit-il. Ou est-ce apparu un jour ?

– Je suis née comme ça, répondit Ash. Mon père disait que j’avais pris mon œil gauche, le bleu, de lui et le droit, le vert, de ma mère. C’était la preuve que j’étais bien le fruit de leur union.

– Très poétique, remarqua Laruku en riant.

– Hé ! Ne te moque pas ou je te touche !

Il amorça un mouvement de recul en s’excusant, toujours le sourire aux lèvres.

– Pourquoi cette question ?

À nouveau il remonta ses lunettes du bout du doigt.

– Pour rien. C’est assez singulier comme marque. Je voulais simplement savoir si c’était ancré dans ton code génétique ou dû à un facteur extérieur. Cela aurait pu résulter d’une pathologie plus ou moins grave affectant le taux de mélanine présent dans…

– Ash ?

La petite voix de Telhia parvint à couper Laruku dans son élan, ce qui n’était pas une mince affaire. Elle s’avança jusqu’à être à ses cotés.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demanda la princesse sur un ton mal à l’aise qui lui parut un peu brusque.

– Eh bien… je voulais savoir : comment tu te sens ?

– Ça va.

À nouveau elle prononça ces mots avec une pointe de dureté qui sembla déprimer son amie. Elle demeura non loin d’elle, le regard rivé vers ses pieds. Ash se mit une claque mentale. Elle avait perdu l’habitude de parler à d’autres gens que Laruku et sa maladresse se traduisait par un ton sec. Pourtant elle était vraiment ravie que Telhia fasse le premier pas. Elle chercha donc un moyen de se rattraper, jusqu’à ce que ses yeux se posent sur le pendentif qui s’agitait au dessus du creux de sa petite poitrine. C’était une sorte de griffe en forme de « s » dans laquelle était sertie une pierre laiteuse ovale. C’était un bel objet que portait là Telhia. Ash amorça un mouvement pour le saisir délicatement afin de mieux le détailler.

– Ash ne fais pas ça !

À peine eut-elle effleuré l’objet qu’une décharge électrique parcourut l’ensemble de son corps, lui coupant les jambes. Voyant cela, Kaïh bondit vers elle pour l’aider à se relever. Telhia quand à elle restait bouche bée, cherchant des yeux le pourquoi de cette réaction.

– Idiote ! s’écria Laruku. Je t’avais dit de ne pas la toucher !

– Qui traites-tu d’idiote ?! répliqua Kaïh. C’est une princesse !

– Être de sang royal n’immunise pas contre l’imbécillité.

Kaïh se redressa, se plaçant en face de Laruku qui ne cilla même pas.

– Répète ça et je t’éclate.

– J’aimerais bien voir ça jeune coq !

– Arrêtez ! hurla Ash. Laruku as raison, j’aurais du comprendre que c’était une Séraphite.

– Une quoi ? demanda Kaïh, perdu.

– Mais pourquoi cette réaction ? demanda Telhia en écho.

– Le soleil est haut, faisons une pause le temps qu’on explique les choses correctement au jeune coq et à la jeune fille.

– Ne m’appelle pas comme ça !

Il s’écartèrent un peu du chemin principal et s’installèrent dans l’herbe, séchée de sa rosée matinale par la chaleur de plus en plus pesante du soleil. Ils déballèrent quelques vivres et mangèrent pendant que Laruku expliquait à Kaïh et Telhia ce qui venait de se produire.

– Ce pendentif vient de notre forge, n’est-ce pas ? demanda-t-il en désignant le collier de Telhia.

Elle fit un signe d’approbation en guise de réponse.

– Sa qualité est bien supérieure à ceux que les Hommes produisent. Il permet une extraction bien plus rapide et efficace de la force magique. On les appelle quelquefois « pierre magique », mais le terme exact est « Séraphite » par analogie avec les Séraphins.

– Viens en donc au fait, grogna Kaïh en engloutissant une miche de pain.

– Tu as peut-être un rendez-vous ailleurs ?

À nouveau il lâcha un grognement, mais daigna laisser Laruku continuer.

– Comme vous le savez peut-être, le processus magique s’effectue en deux temps : l’extraction puis la catalyse. L’extraction n’est possible qu’avec une Séraphite qui va convertir l’énergie vitale de celui qui l’active en énergie magique. Puis cette énergie doit traverser quelque chose pour enfin se matérialiser. Certains utilisent des armes comme catalyseur. Ash par exemple utilise un pistolet qui tire ainsi des balles composées de magie de vent, d’eau, de feu etc… d’autres utilisent leur propre corps pour catalyser la magie, comme cette jeune femme.

– C’est Telhia, rectifia celle-ci.

– Telhia, reprit Laruku en remontant ses lunettes sur son nez. Tu es ce qu’on pourrait appeler une mage : tu matérialises la magie sous sa forme véritable : du vent, de l’eau, du feu… et t’en sers directement comme arme. Il faut être particulièrement doué avec la magie pour devenir un mage.

– Oui, mais ça n’explique pas pourquoi Ash à été repoussée par ma pierre, remarqua doucement Telhia.

– Laisse tomber, lui dit Kaïh. Ce mec aime juste s’entendre parler.

– Ce n’est pas faux, avoua Laruku, mais sache que là je n’y prends aucun plaisir. C’est le B-A BA de la magie, rien de très… excitant. D’ailleurs, j’arrivais justement à notre chère Ash. Ta pierre ne l’a pas repoussée, elle est entrée en résonance avec elle.

Telhia fronça les sourcils, cherchant à comprendre, pendant que Kaïh attendait la suite en levant les yeux au ciel.

– Ash déborde naturellement d’énergie magique. À tel point qu’elle n’a plus besoin de respecter l’étape d’extraction. Son énergie vitale est d’ores et déjà magique et ce depuis que l’esprit des ténèbres en elle s’est éveillé il y a de cela un mois.

Un malaise parcourut les deux autres à l’évocation du démon en Ash, mais Laruku n’y prêta pas attention.

– En ajoutant à l’équation Thyella, l’esprit du vent, on obtient en Ash un cocktail magique détonant. C’est pour cela qu’à son contact une Séraphite s’active et monte en puissance de manière exponentielle.

– Super, s’exclama Telhia.

– Non, trancha immédiatement Laruku. Car si Ash reste trop longtemps en contact avec une Séraphite elle risque la mort.

La princesse écoutait d’une oreille distraite jusque là, ne voulant pas trop participer à cette explication qu’elle connaissait déjà, mais lorsque le visage paniqué de Telhia se tourna vers elle, elle ne put faire autrement que d’agiter ses mains en secouant la tête pour la rassurer.

– Tu plaisantes ? s’écria Kaïh. Déjà avec cette saloperie de démon en elle elle risque d’y…

Il s’arrêta net, et lança un juron que personne ne put entendre vers le sol.

– Donc, comme j’allais le dire, la pierre et Ash entreraient dans un cycle d’extraction/catalyse sans fin augmentant de plus en plus leur puissance jusqu’à ce que la réaction, devenue trop dense, devienne instable et rétablisse l’équilibre…

– Quoi, c’est tout ? demanda Kaïh.

– … en libérant une explosion titanesque, conclut Laruku. Ce que vous avez vu il y a quelques minutes n’est qu’un petit millième de la puissance qui se dégagerait dans ce cas là.

Le silence s’installa. Ash aurait adoré le briser. Des moments de lourdeur, elle en avait eu assez ainsi. En se faisant un peu violence, elle parvint à s’adresser aux autres, le sourire aux lèvres.

– Laruku m’avait fait un dessin pour m’expliquer ça la première fois. On aurait dit le dessin d’un enfant de trois ans. C’était hilarant.

– Quoi ? s’exclama Laruku en fronçant les sourcils. Pourquoi tu leur dis ça ?

– Monsieur le grand génie ne sait même pas dessiner ? se moqua Kaïh pendant que Telhia pouffait de rire.

– Le jeune coq se moquerait-il de moi ?

– Ne m’appelle pas comme ça ! s’écria Kaïh pendant qu’Ash et Telhia explosaient de rire.

C’était la première fois depuis longtemps que la princesse riait de bon cœur. Elle en avait presque oublié le bien que ça faisait.

Ils se remirent rapidement en route tout en continuant à parler. Laruku se présenta pour la première fois officiellement aux deux autres et Telhia se montra très intéressée par son niveau de connaissance dans tous les domaines. Par contre Kaïh, lui, gardait une mine exaspérée.

– Au fait, on va où là ? finit-il par demander.

– Notre but, c’est la capitale de Tiophéis : Silbara, située à l’extrême nord de leur continent, répondit Laruku. Mais le voyage serait trop long à pieds. On va rejoindre la ville d’où je suis originaire : Riah, bordant les côtes du continent, et prendre le bateau pour s’épargner plusieurs semaines de marche. On débarquera au sud du continent Tiophéis. Là on n’aura qu’à suivre le nord pour arriver à Silbara.

– Ça nous fera quand même des semaines de marches, remarqua Kaïh.

– Nous n’avons pas le choix. Mais ne vous inquiétez pas, le temps qui nous est imparti devrait suffire.

– C’est comment Silbara ? demanda Ash très vite, pour éviter un nouveau silence gênant.
Au fond d’elle, elle avait toujours ce désir de découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux peuples, de nouveaux horizons. Même si ce voyage n’était pas fait pour ça, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine impatience à débarquer sur les rivages de Nehbrah, le continent des Tiophéis.

– Je n’y suis jamais allé personnellement, mais de ce que j’en sais, c’est froid.

– Froid ? répéta Telhia. Tu parles du comportement des gens ou de la température ?

– Les deux, répondit-il. Les Tiophéis sont assez renfermés sur eux-mêmes. Ils n’ont jamais vraiment pris part à…

Ash porta soudain sa main à sa ceinture, saisissant la poignée de son Magun en fixant quelque chose devant eux. Les autres suivirent son regard jusqu’à apercevoir une dizaine d’ombres venant à leur rencontre.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Telhia un peu inquiète. Ce ne sont que des voyageurs, comme nous, non ?

– Je ne sais pas, répondit Ash. J’ai une drôle de sensation dans le ventre.

Ils continuèrent pourtant à avancer, mais en gardant le silence. Les dix ombres continuaient à marcher vers eux. Bientôt ils purent voir leurs visages se dessiner au loin. Cinq Etrahs, cinq Humains. Ils riaient aux éclats tandis que l’un d’eux mimait un homme au bord de l’agonie. Lorsqu’ils les aperçurent, ils se glissèrent quelques mots l’un à l’autre, puis continuèrent à avancer en gardant un large sourire sur leurs bouches.

– Tu as raison, dit soudain Laruku. Soyez prêts à réagir à toute marque d’hostilité. Les bandits de grand chemin sont légion depuis quelques temps.

La tension était palpable. Ils continuèrent pourtant à avancer sans sourciller. Bientôt les deux groupes arrivèrent à quelques mètres l’un de l’autre. Là, les autres s’écartèrent pour les laisser passer, sans dire un mot. Ils continuèrent donc à avancer, presque rassurés.

– Eh ! Vous ne dites même pas merci ?

La tension monta d’un cran et ils s’arrêtèrent tous les quatre, faisant face au groupe de dix. Ils portaient tous à leur ceinture des fourreaux couverts de poussière.

– Veuillez excuser notre maladresse, lança Laruku. Nous vous remercions de vous être écartés messieurs.

– Trop tard, répondit un des inconnus.

– Maintenant on voudrait des excuses, ajouta un deuxième, souriant.

– Excusez-nous, répondit immédiatement Laruku qui ne voulait pas leur donner une raison de dégainer.

L’un d’eux s’approcha alors d’Ash.

– On pensait à un autre genre d’excuses. Ça fait tellement longtemps qu’on n’a pas touché une femme, vous savez…

Le sang d’Ash se mit à bouillir. Elle amorça un mouvement pour dégainer, mais son interlocuteur vola en arrière avant même qu’elle ait pu réagir. Il s’étala sur le sol, K.O.

Kaïh venait de s’avancer et avait décoché un coup de point directement dans la mâchoire du bonhomme.

– Je m’en occupe, leur dit-il en s’avançant vers les neuf autres qui n’attendirent pas pour dégainer leurs lames.

– Qu’est-ce que tu veux faire le borgne ? On est neuf, tu es tout seul. Même avec ton épée tu ne pourras rien faire.

– Ça ? demanda Kaïh en désignant la large épée qu’il portait dans son dos. Non, ça c’est pour les ennemis coriaces. Je n’en ai pas besoin contre des petites frappes.

– Le coq fanfaronnant dans toute sa splendeur, glissa discrètement Laruku à Ash et Telhia qui regardaient la scène.

– On va te saigner devant tes copines et tu feras moins le malin ! Tu vas voir.

L’un d’eux se jeta sur Kaïh et abattit son épée en direction de son flanc droit. Ce dernier dévia l’attaque d’une main et projeta son poing vers le visage de son agresseur qui s’écroula bientôt au sol. Sans attendre, deux autres se jetèrent sur lui, lames en avant, poussant des cris de rage. Kaïh s’avança sans hésiter, saisit leurs deux bras tendus vers lui et les projeta l’un vers l’autre avec une telle force que tous entendirent des os craquer, puis il en balança un vers un nouvel agresseur qui se dirigeait vers lui. Il ne restait déjà plus que la moitié de leur groupe debout.

– Suivants, lança-t-il en serrant les poings.

– Tu vas voir ! Allez les gars, on y va tous en même temps !

Ils se jetèrent donc tous sur lui en hurlant. Kaïh se baissa, évitant la première attaque, redirigea le bras tendu au dessus de lui vers le deuxième agresseur se dirigeant vers lui, puis, en se relevant, décocha un violent uppercut au menton du type qu’il venait d’utiliser pour blesser son ami et qui vola vers un troisième qui s’effondra au sol après un violent impact.

Les deux hommes restant firent un pas en arrière, hésitant.

– Barrez-vous, leur conseilla Kaïh.

– On voulait juste s’amuser un peu, on n’est pas des mauvais gars, gémit l’un d’eux.

– Je ne le répèterai pas.

Et ils décampèrent sans demander leur reste sous le regard fier de Kaïh.

– Attention ! hurlèrent soudain Telhia et Ash de concert.

Derrière lui, un des voyageurs venait de se relever, un poignard en main, prêt à l’enfoncer dans le dos du jeune homme. Mais en un éclair Laruku avait dégainé sa dague, qu’il avait placée sous le cou de l’homme. Ce dernier lâcha alors son arme à terre et s’écarta doucement d’eux en levant les mains, avant de décamper à son tour.

– C’est une erreur de débutant que tu viens de faire là, mon jeune coq.

Kaïh ne répliqua pas. Les dents serrées, les sourcils froncés et les poings fermés, il savait que Laruku avait raison. Il s’était cru hors de tout danger, largement au dessus de ses adversaires et avait négligé ses arrières.

– La nuit va tomber, on ferait mieux de se remettre en route, conclut Laruku. Avec un peu de chance on rejoindra une clairière dégagée non loin de là avant qu’il fasse trop sombre pour y voir.

– Ça va aller ? demanda Ash à Kaïh toujours immobile.

Il acquiesça d’un signe de tête avant de suivre Laruku qui avançait déjà.

– Je crois qu’il voulait montrer qu’il pouvait te protéger, confia Telhia à son amie.

– Oui, je sais. Je n’aime pas particulièrement cette attitude. J’aurais pu me défendre seule.

– Moi j’aimerais bien qu’un garçon se batte pour moi…

– Oui mais toi, Telh, tu es beaucoup plus romantique que moi.

Et elle se remirent en route en riant toutes les deux.

Au dessus d’eux la lune rouge recommençait à scintiller, projetant sa douce lumière sur Gaëa tandis que le soleil amorçait sa descente vers l’horizon. Presque caché dans sa lueur, un homme avait assisté à toute la scène. Il semblait léviter, haut dans le ciel, affichant un large sourire sur ses lèvres. L’homme saisit avec vigueur un petit appareil à sa ceinture, le porta vers sa bouche et prononça quelques mots avec une pointe d’excitation non dissimulée dans sa voix :

– Je crois que je les ai trouvés…

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3 commentaires pour Chapitre 10

  1. yumikuroshiro dit :

    Aaah !! Ta fidèle lectrice a hâte de lire la suite ! Un petit voyage plutôt tranquille dans ce chapitre après toutes ces révélations… Un suspens à la fin, j’adore 🙂

    • Kuroshiro dit :

      J’espère ne pas être trop en retard pour la suite ^^ »
      Tranquille ? Pourtant j’y ai mis de la baston et tout ce qu’il faut pour que ça bouge xD
      On verra la suite… merci de me lire =)

  2. Naliwe dit :

    Je suis d’accord avec Yumikuroshiro. Ce voyage est plutôt tranquille pour le moment. Le fait d’y avoir mit une petite baston ne change pas cela. Personnellement, j’attend le moment ou les héros de l’histoire seront pourchassé, obligé de se cacher, de survivre avec peu de choses etc….
    Dans tout les cas, l’écriture reste très fluide et l’histoire est toujours passionnante, même s’il manque un peu de trépidence. Je ne sais pas si c’est très clair -_- »
    Enfin en bref : pressé de lire la suite!!

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