Chapitre 8 :

 

Thyella et moi

« Vingt hommes sont morts de ma main. Vingt vies, cruellement éteintes avant que leur heure soit venue. J’ai commis le pire des crimes. Celui-là même que je me voyais combattre. Je suis à présent aussi coupable qu’Anghor. Dans ces conditions, comment puis-je prétendre sauver des vies ? Comment d’autres pourraient croire en moi, alors que mes mains sont pleines de sang ? On me dit que ce n’est pas de ma faute, que c’était le démon en moi. On me répète encore et encore qu’on ne m’en veut pas. Que c’était sans doute nécessaire pour accomplir mon destin. Mais quel destin a pour fil conducteur la mort à part celui de tyrans ? Et même si je parviens à sauver des centaines de vies, je sais au fond de moi qu’une vie ne se rachète pas par une autre. Le mal est fait. Il n’y a pas de retour en arrière ou rachat possible. Et dans ce cas là, autant mettre fin à ma vie immédiatement… mais même cela ça n’améliorerait en rien la situation. Tout ce que ça ferait, c’est me libérer de mon tourment. En fin de compte, ce serait un acte extrêmement égoïste et lâche. Dans la continuité des meurtres que j’ai perpétrés. Une mort de plus en somme. Je ne me ferai pas ce plaisir. Je ne te laisserai plus m’utiliser désormais. Au contraire, c’est moi qui puiserai dans ta force pour te vaincre. Et si je dois m’éteindre dans cette bataille, je t’emmènerai avec moi. Tu ne gagneras jamais, quoi qu’il arrive. Je peux te le garantir. Tu m’entends ?! Tu ne gagneras pas ! Je ne faiblirai plus. Je vais continuer à vivre et faire ce que je dois faire jusqu’à la fin. Je n’oublierai pas mon crime, je n’essaierai pas de me le pardonner. Je vivrai avec. J’en ferai un moteur pour te combattre. Ce sera mon fardeau, mon erreur. Et lorsque je m’éteindrai, nous irons ensemble en enfer. Et ce sera très bien comme ça… »

– Comme les autres esprits élémentaires, l’esprit des ténèbres ronge sont hôte de l’intérieur. Je vous ai parlé d’élus capables de leur résister. Anghor en fait partie. Jamais le démon qui est en lui ne le détruira. Mais pour vous, Princesse, c’est différent. Votre corps résistera un temps. Mieux qu’un individu normal. Cependant votre esprit et votre corps atteindront fatalement leurs limites. C’est pourquoi il ne vous reste que peu de temps pour agir. Car vous désirez agir, n’est-ce pas ?

En face d’Ash se tenait Aostaris accompagné d’un Etrah aux longs cheveux noirs, l’air très sérieux. De petites lunettes rondes étaient posées sur son nez aquilin.

– Oui, souffla la princesse.

Ils se trouvaient tous les trois dans les sous-sols de la capitale, et plus précisément dans la pièce qui abritait l’autel du vent situé pile en dessous de la statue de Thyella. Ils restaient à bonne distance, car un souffle chaud permanent entourait la pierre verte luminescente. Lorsque Ash avait pénétré dans la pièce, elle avait immédiatement ressenti « quelque-chose ». Impossible pour elle de s’expliquer ce que c’était, mais ça se rapprochait d’une présence qui l’entourait.

– Comme je vous l’ai dit hier, il ne vous reste pas beaucoup de temps si nous laissons les choses telles quelles. Heureusement, il y a peut-être une solution pour rallonger le temps qui vous est imparti pour affronter Anghor… et peut-être même mieux que ça. Car telle que vous êtes actuellement, vous ne ferez pas le poids face à lui. Il va vous falloir beaucoup apprendre pour espérer le vaincre. Vous comprenez ? ajouta-t-il pour être sûr que la princesse l’écoutait.

– Oui, répondit-elle simplement.

Il la fixa un instant en fronçant légèrement ses sourcils blancs avant d’enfin introduire l’homme qui l’accompagnait.

– Pour ce faire, j’ai du faire appel à Laruku que voici. Il est encore jeune, mais est sans doute l’Etrah le plus intelligent qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Le dénommé Laruku inclina très légèrement la tête dans sa direction.

– Il travaille ici, dans les sous-sols d’Ares. Sa mission à toujours été de mieux comprendre la magie issue de l’autel que voici. Mais depuis quelques temps, il s’occupe surtout de trouver un moyen de vous sauver. C’est grâce à lui que nous pouvons aujourd’hui proposer une solution à votre état. Temporaire, certes mais Laruku est confiant et pense pouvoir trouver un moyen de vous sauver définitivement du mal qui vous ronge.

Ash posa les yeux sur le dénommé Laruku, attendant qu’il daigne expliquer cette solution miracle. Voyant cela, il ne tarda pas à prendre la parole, avec un air ravi sur le visage.

– Il est compliqué d’expliquer cela simplement, mais je vais faire au mieux. À force d’expérimentations et d’observations, j’ai découvert que les éléments n’étaient pas tout puissants, contrairement à ce que l’on croyait. Chacun d’entre eux possède une caractéristique qui lui est propre. Venez avec moi.

Il les conduisit dans une pièce annexe à celle où se trouvait l’autel. En entrant dans celle-ci, Ash se demanda si elle n’était pas en train de rêver. La pièce était remplie de fenêtres plus ou moins grandes dans lesquelles diverses images étaient affichées. Certaines restaient statiques, présentant des courbes étranges. D’autres montraient des chiffres qui augmentaient ou diminuaient constamment. Et enfin, certaines montraient une image de la pièce qu’ils venaient de quitter. On y voyait très clairement l’autel y briller.

– Ce sont des moniteurs, ne vous inquiétez pas, expliqua Laruku en voyant l’air estomaqué d’Ash.

Celle-ci se ravisa immédiatement, reprenant un visage sans expression.

– Ça permet d’afficher diverses informations stockées dans une mémoire centrale. C’est très utile pour compiler les données relatives aux cristaux de magie, ou même à l’histoire des Etrahs ou du monde en général. Si nous n’avions pas découvert cette technologie dans le cra…

– Laruku, le coupa sèchement Aostaris. Ce n’est pas le moment, vous vous dispersez.

– Oui, désolé. Donc, regardez ça.

Il s’approcha d’un écran et tapota sur des boutons pourvus de lettres. Rapidement, une nouvelle image s’afficha. On y voyait une longue tâche oscillant doucement à ses extrémités. Au dessus de celle-ci, plusieurs chiffres indiquaient des valeurs fixes.

– Voici la longueur d’onde de la magie contenue dans l’autel.

– Longueur d’onde… soupira doucement Aostaris, une main sur sa longue barbe.

– Ah ! C’est vrai que vous ne pouvez pas comprendre ces termes, Princesse. La longueur d’onde, c’est un peu comme un registre compilant tout ce qui concerne cette magie. Si c’était pour un humain par exemple, on y trouverait sa taille, son poids, la couleur de ses yeux, son âge… tout ce qui le concerne sur un plan biologique en somme. Tout ce qu’il est.

Il attendit un instant que la princesse ou Aostaris lui pose une question, mais ils n’en firent rien. Il poursuivit donc.

– Ceci est donc la longueur d’onde de la magie du vent. Ce sont ses caractéristiques. Elles lui sont propres. Et de la même façon, les autres magies possèdent leur propre longueur d’onde qui diffère au niveau de la forme de celle-ci. C’est là que ça devient intéressant.

Il tapota à nouveau sur son clavier, et une deuxième longue tache apparut.

– Voici la longueur d’onde de la magie de la terre que j’ai recueillie à Grühl. Si on superpose les deux…

Les deux tâches se rapprochèrent jusqu’à ne faire qu’une. A ce moment, elles disparurent toutes deux laissant l’écran vide, pavé de chiffres indiquant « 0 ». Laruku semblait au comble du bonheur.

– Elles s’annulent ! s’écria-t-il. Ces deux forces sont totalement opposées. C’est pourquoi, lorsqu’elles se mêlent, elles s’annulent l’une l’autre.

– Je ne vois pas le rapport avec mon état, lâcha Ash.

– Eh bien, ce n’est que théorique, mais si un corps abritait l’esprit du vent et l’esprit de la terre, leurs forces se compenseraient l’une l’autre, rendant la cohabitation avec l’hôte parfaitement possible.

– Mais c’est l’esprit des ténèbres que j’ai en moi, répliqua Ash.

– Je sais, et c’est là que des recherches en labo ne suffisent plus. Si la terre est opposée au vent, il serait parfaitement logique que l’eau soit opposée au feu. Cependant, les ténèbres n’ont alors aucune faiblesse. Ce qui est théoriquement impossible. Même un enfant de trois ans pourrait facilement répondre que la lumière est la faiblesse de l’ombre. Évidemment, il n’y a que cinq nations sur Gaëa, ce qui signifierait que l’une d’elle possède deux autels ou…

– Que l’autel de la lumière ne se trouve pas sur Gaëa, termina Ash.

– Exactement ! Et quand on parle de peuple inconnu vivant en dehors de notre monde, il nous vient à tous la même idée à l’esprit : les Séraphins.

– Mais j’ai cru comprendre qu’on ne savait rien d’eux, demanda Ash en direction d’Aostaris.

– C’est vrai, répondit-il. Mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas. Notre seule chance de vous sauver serait de mettre la main sur l’autel de la lumière. Cependant cela paraît totalement infaisable en prenant en compte le temps qu’il nous reste pour agir. C’est pour cela que je vous ai parlé de rallonger votre durée de vie pour nous donner ce temps.

– Comment ?!

Laruku amorça un mouvement vers Ash puis se ravisa. Il tenait entre les mains une espèce de pansement relié à un long câble s’enfonçant dans le sol.

Voyant ce comportement étrange, Aostaris soupira, prit le pansement, saisit délicatement le bras de la princesse et le lui déposa au creux du bras gauche.

– Excusez-le, il est toujours comme ça, lui souffla Aostaris. Il exècre le contact physique.

Ash ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, mais très vite elle se reprit, affichant à nouveau un masque sans émotion.

– Voilà la longueur d’onde de l’esprit des ténèbres, annonça Laruku alors qu’une nouvelle tâche apparaissait à l’écran. Incroyable ! Même si sa puissance à été scindée en deux, ses caractéristiques restent bien plus imposantes que celles des autres éléments. Je comprends pourquoi son pouvoir à été scellé. Mais cette force va jouer en notre faveur : regardez.

À nouveau il superposa deux courbes. Après qu’elles se soient mêlées, il demeura une tâche d’une nouvelle forme, mais un peu plus petite.

– En fait l’esprit des ténèbres s’oppose également aux autres magies. Pas totalement, mais assez pour diminuer sa puissance. Ainsi, si on parvient à vous faire assimiler les quatre autres éléments, en plus de s’annuler entre eux, ils auront un effet sur l’esprit des ténèbres en diminuant l’impact qu’il a sur vous. Et cela nous laissera assez de temps pour recueillir des informations sur les Séraphins et tenter de vous sauver. Sans compter que votre maîtrise de la magie augmentera considérablement.

– Mais bien sûr tout cela reste théorique, reprit Aostaris. Nous sommes là uniquement sur des spéculations. Impossible de savoir si les Séraphins existent toujours, s’il y a un moyen de les joindre ou si un autel de la lumière se trouve bien quelque part. Peut-être que rien de tout cela n’existe. Il ne faut pas que vous vous fassiez d’illusions. Je sais que c’est dur, mais il faut que vous en ayez conscience.

– J’ai bien compris cela, répondit Ash.

De toute manière, elle n’avait aucune envie d’être sauvée. Ce n’était pas sa priorité, loin de là. Lui laisser le temps de faire un maximum de bien à Gaëa, oui. Mais pour le reste, elle ne voulait pas en entendre parler.

– Votre priorité est de vaincre Anghor, continua Aostaris. Plus nous attendrons, plus il fera de victimes et plus il deviendra fort. Si nous ne faisons pas vite, le stopper sera peut-être impossible.

À coté de lui, Laruku avait repris un air sérieux.

– Vous allez devoir rejoindre Silbara, la capitale du royaume de Nehbrah. Il vous faudra convaincre les Tiophéis de vous laisser absorber leur esprit originel. Inutile de vous dire que ce ne sera pas chose facile. Cet esprit représente la puissance pour leur nation, comme la nôtre. Les en priver reviendrait à les laisser sans défense contre les ténèbres qui s’avancent en ce monde.

– Alors comment les convaincre ? demanda la princesse.

– Dites-leur qui vous êtes. Racontez leur votre périple. Comme nous, ils ne sont pas sans ignorer qui vous êtes et ce que vous représentez. Si vous amenez bien les choses, ils ne pourront pas refuser, je vous le garantis.

Aostaris esquissa un sourire en lançant sur elle un regard qui avait quelque chose de paternel.

– Mais avant cela il va falloir que vous absorbiez en vous l’esprit du vent, lâcha Laruku après un moment de silence gênant.

– Absorbez l’esprit du vent ? répéta Ash. Et comment va t-on faire ça ?

– De la même manière qu’Anghor est parvenu à libérer l’esprit des ténèbres, expliqua Aostaris. En faisant un serment.

Ils sortirent de la salle aux écrans et revinrent là où l’autel vert brillait toujours, entouré d’une brise chaude. Là, Aostaris s’expliqua.

– Les esprits sont doués d’intelligence. Ce ne sont pas une simple force. On peut communiquer avec eux s’il le faut. Et c’est précisément ce que vous allez devoir faire pour que Thyella accepte de vous aider. Il va falloir la convaincre.

– Et comment suis-je censée faire ça ?

– En disant « moi, Ash Zanakioriah, je fais le serment de…. » puis en parlant avec votre cœur.

– Attendez, si j’absorbe l’esprit du vent, vous vous retrouverez sans défense. C’est vous-même qui l’avez dit. Tous les Etrahs seront en danger !

Aostaris émit un petit rire.

– De toute manière, avec ou sans Thyella, nous sommes menacés. Sa présence ou non à Ares ne changera pas les choses si les démons frappent à notre porte. Peut-être résisterons-nous un peu plus… je n’en suis même pas sur. Ne vous inquiétez pas pour nous. Nous pourrons toujours utiliser la magie du vent. L’aura de Thyella est imprégnée en nous, elle ne disparaîtra pas si facilement.

Ash hésita. Elle ne savait pas si Aostaris lui disait la vérité, ou cherchait simplement à la rassurer comme on le ferait avec un enfant, en lui disant que tout irait bien. Si elle prenait leur esprit, celui autour duquel les Etrahs avaient prospéré pendant près de mille ans, s’en sortiraient-ils vraiment ? Elle leur avait déjà pris beaucoup, comment pouvaient-ils en plus lui offrir du temps et de la puissance ? Comment pouvaient-ils croire à ce point en elle ? Car Aostaris semblait parler au nom de son peuple tout entier.

Elle porta son regard vers Laruku, comme pour chercher une réponse.

– Allez-y, lui dit-il en acquiesçant. On compte tous sur vous.

Il ne lui en fallut pas plus. Elle s’était promis plus tôt de ne jamais baisser les bras et de tout faire pour accomplir son destin.

Elle s’avança donc vers l’autel. Le souffle chaud effleura doucement sa peau. A mesure qu’elle avançait, elle eut la sensation de plonger doucement dans un bain bien chaud.

Arrivée devant l’autel, elle s’y sentit presque bien. Il y avait quelque chose de très réconfortant dans cette chaleur. C’était un peu comme être dans le ventre de sa mère, à l’abri de tous les dangers.

Elle s’éclaircit la voix, et sans y réfléchir, prononça son serment.

– Moi, Ash Zanakioriah, Princesse du royaume de Teronel, je fais le serment d’utiliser votre force pour protéger ce monde. Jamais je ne me laisserai aller aux ténèbres. Ensemble nous vaincrons Anghor et libérerons Gaëa de sa menace.

Elle n’en dit pas plus, mais cela sembla suffire car le temps se mit à ralentir jusqu’à se figer entièrement. En jetant un œil derrière elle, Ash vit Aostaris et Laruku, parfaitement immobiles, les yeux grand ouverts. Seul l’autel devant elle continuait à briller sur le rythme d’un cœur qui bat. Bientôt, Ash sentit les vibrations de ce battement se propager en elle, doucement. Sa respiration sembla s’apaiser, comme si elle avait été essoufflée jusque là. Et dans un jet de lumière apparut devant elle la belle Thyella, esprit originel du vent, lévitant à quelques centimètres du sol. Elle semblait entièrement nue, mais sa peau était parfaitement lisse, ne laissant apparaître aucune aspérité ou pilosité. Seules ses courbes harmonieuses laissaient apparaître sa féminité. Sa peau était plus blanche encore que l’ivoire de Zankior, que la princesse contemplait chaque jour en se levant. Son visage était fin, ses yeux brillaient d’un vert émeraude semblable à celui de l’autel, et ses longs cheveux ondulés ressemblaient à des fils d’or scintillant. Elle était d’une beauté à couper le souffle, bien plus pure que tout ce qu’on pouvait imaginer. Ash ne pouvait en détacher ses yeux.

Thyella s’approcha en glissant doucement vers elle, puis posa délicatement l’une de ses mains sur le torse de la princesse. Celle-ci ressentit alors une vive chaleur l’envahir et une voix résonna dans sa tête. Sa propre voix.

– Ash Zanakioriah Lenari-Astar, désormais nous ne ferons qu’une seule et même personne. Le pacte est scellé. Je suis toi et tu es moi. Nous sommes la princesse de Zankior. Nous sommes l’esprit du vent.

Et la main de Thyella s’enfonça doucement en elle, puis son bras, et ce jusqu’à ce que l’esprit du vent ait finalement disparu en elle.

Alors le temps reprit son cours normal et Ash s’écroula à genoux, le souffle court. Aostaris accourut immédiatement près d’elle et l’aida à se relever.

– Félicitation Princesse. Vous avez réussi.

Il lui désigna l’autel du doigt. Il s’était éteint. Il ne ressemblait plus qu’à une grosse pierre transparente.

– À présent, vous allez devoir apprendre à maîtriser la magie comme un Etrah sait le faire.

Cet article, publié dans Reliques de Gaëa, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Chapitre 8 :

  1. Lune Nguyen dit :

    Haha je sais que c’est un peu HS de ma part, mais l’idée des esprits originels c’est trop la classe, on se croirait dans Golden Sun ! 😛 (j’ai bien aimé la description du serment, l’ambiance bien décrite!! )

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s